En cadeau ! La préface du Manager Ethique.

Le MAnager Ethique - 20% jusqu'au 29 février

 

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Préface

Manager : Personne qui a la responsabilité de la production d’un groupe.

Ethique : voici une définition limitée mais suffisante. Attitude et comportements autodéterminés qui contribuent à la recherche et la mise en œuvre des solutions optimales.

L’éthique repose sur la conscience personnelle du bien et du mal. Elle se traduit par des comportements pro-survies vis à vis des différentes facettes de la vie.

Optimal : contribuant le plus à créer le meilleur avenir possible pour soi même, les autres et notre environnement.

Au cœur du Management : la relation humaine

Le charisme

Au cœur de la survie, la coopération

Clé de voûte de la coopération : le principe des relations durables

Le management en tant que point d’équilibre entre l’homme dans sa dimension individuelle et l’homme dans sa dimension collective

Revenons à la dérive qui conduit à l’abus de pouvoir

 


Le MAnager Ethique - 20% jusqu'au 31 janvier

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Préface suite


Au cœur du Management : la relation humaine

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Le management résulte directement de la nécessité de s’organiser pour produire de façon efficace ce qui nous est nécessaire pour vivre. De nombreuses expériences de travail de groupe ont mis en évidence l’émergence d’une organisation spontanée autour d’un leader naturel.

Voici, dans un genre parabolique, la description et l’explication de ce phénomène.

Prenons un groupe d’Hommes non organisés ayant besoin d’entreprendre la construction d’un barrage de fortune, par exemple. Constatons, dans un premier temps que l’information va très rapidement et sans concertations particulières s’organiser autour d’une personne. Ces informations venues des différents secteurs du chantier sont alors unifiées en une vision globale. Ce qui confère à notre homme un point de vue très spécial : Il est alors en mesure d’exercer son aptitude à évaluer chaque donnée de façon cohérente en rapport avec le tout.

Si, évaluer correctement des données est l’essence de la décision, nous comprendrons l’immense valeur de cette aptitude. Elle fait du Manager un homme capable  de prendre des décisions calées sur l’intérêt du plus grand nombre. Vous avez là l’expression du Management Naturel.

Au départ, le Manager était un type comme tout le monde, comme vous et moi… Mais après observation plus poussée, l’on se rend compte que son comportement et son attitude incitent les autres à lui confier leurs informations, puis à lui faire des demandes et qu’ensuite, ils agissent en accord avec les recommandations de celui qui, naturellement, est devenu le leader du groupe de travail. Ils accepteront aussi ses ordres, notamment dans les situations d’urgence quand le temps a manqué pour communiquer… Malgré tout, le Manager dit naturel privilégie toujours la communication et quand elle échoue, il préfère se retirer que de s’imposer par la force. C’est là où il commet sa plus grande erreur, mais nous verrons plus tard pourquoi.

Le charisme

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Au cœur du Management Naturel, vous avez quelqu’un qui pour une raison ou pour une autre s’est mis au service du groupe. Cette intention tournée vers les autres, en même temps que tournée vers le but, produit un rayonnement spécial que l’on appelle le charisme. La communication lorsqu’elle est orientée dans le sens d’un groupe qui travaille à un but pro-survie produit ce genre d’effet d’attraction. Comprenez que le Manager Naturel ne recherche ni le regard des autres, ni l’admiration, même si celle-ci reste un bon indicateur d’adhésion et de compréhension. Il tourne la roue dans un certain sens et ce faisant cela produit une sorte d’énergie quasi magnétique.

Vu de l’extérieur, Le charisme est très trompeur. Il laisse penser que le flux d’intérêt va du groupe vers le Manager. En fait, le flux tourne exactement en sens inverse. L’attention va du Manager vers les membres du groupe et, seulement ensuite elle lui revient.

Le Manager perverti ou abusif est celui qui désire être mis au centre pour recevoir l’admiration des autres. Or, comme il inverse le sens de circulation des flux d’attention, le moteur arrête progressivement de produire cette énergie particulière qu’est le charisme. L’on comprend alors que le charisme résulte de la qualité des échanges entre l’individu et le groupe qu’il sert.

Quelle frustration pour le Manager abusif de voir les autres se détourner de lui ! Ne comprenant pas ce qui se passe, il commence à utiliser la force pour obtenir de l’attention. Et plus il met de force, plus la spirale négative s’accélère. On le verra mettre de plus en plus de pression et toutes sortes de punitions font leurs entrées en scène.

Rappelons ici qu’un Manager devrait être parfaitement conscient d’être au service des autres dans le cadre du but commun.

Au cœur de la survie, la coopération

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Nul ne survit seul. Il suffit d’écouter le flot de réponses qui nous submergent en réponse à la question : De quoi suis-je en dépendance ? De quoi dépend mon existence ?

Tiens, prenons quelques exemples : ma cravate, mon costume, mes chaussettes, mon slip ! Et si je devais me débrouiller seul… Quel genre de vêtement serais-je capable de fabriquer… la plupart d’entre nous irions probablement « à poil » s’il ne fait pas trop froid et, en haillons, c’est sûr…

Le sol sur lequel je me tiens, la moquette là… l’ascenseur, les murs… mon portable ouah. Il y a de quoi avoir le vertige non ?

Passons, maintenant à la nourriture… Nooon, ça serait vraiment trop dur. Je pense que la cousine Jeanne qui vit à la campagne, élève ses poules et ses lapins tout en cultivant son jardinet verrait sa côte d’amour monter en flèche.

Oui, nous sommes liés les uns aux autres et nous sommes liés à notre environnement comme jamais, et nous apprenons à la dure que ce que nous faisons aux autres, les autres nous le rendent, fut-ce la suie et les rayonnements Gama ou les gaz à effets de serre dont nous avons surchargé notre air…

Un manager, ne peut pas vraiment faire l’économie d’une certaine philosophie à propos du principe d’écologie. Écologie dans le sens où tout agit sur tout, que rien de ce que nous faisons ne reste sans effets et qu’il n’est pas un seul effet positif ou négatif qui ne nous revienne tôt ou tard.

Clé de voûte de la coopération : le principe des relations durables

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"Conduisons nos entreprises autant avec le cœur qu’avec la tête et n’oublions pas que si les ressources d’énergie de la terre ont des limites, celles de l’homme sont infinies s’il se sent motivé". Antoine Riboud

Les Managers qui réussissent, sont prospères en restant heureux et fiers d’eux-mêmes. Ils ont appris à reconnaître un principe vital  mais, en découvrant sa puissance et son universalité, à l’élever au statut d’étoile sur laquelle ils règlent leurs affaires.

S’ils échouent d’une façon ou d’une autre, ils savent immédiatement qu’ils ont perdu de vue cette étoile.

Ce principe est la clé de la coopération et des relations durables : Il porte un nom, c’est l’amitié. Jigoro Kano, le fondateur du judo, définit l’amitié comme le plus pur des sentiments humains.

Exprimé autrement,

L’amitié consiste à soutenir l’autre et l’aider à réussir.

Nous en reparlerons, mais un manager qui n’a pas intégré  le sens de cette définition rencontrera assurément des difficultés et provoquera toutes sortes d’effets indésirables au sein de son équipe et tout autour de lui.

Jouer gagnant-gagnant. Ah oui, je connais… Ce n’est pas un savoir qu’il convient de saisir, mais un principe qu’il convient de vivre. C’est une autre définition de l’éthique.

Le management en tant que point d’équilibre entre l’homme dans sa dimension individuelle et l’homme dans sa dimension collective

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L’homme s’assemble en groupe pour accomplir des choses qu’il ne ferait pas s’il était seul. Des choses qui ne pourraient même pas lui venir à l’esprit s’il était seul. Accomplir quelque chose de plus grand que soi par le biais de la coopération. Puis les entreprises se structurent et acquièrent de la puissance. Bien sûr vous trouvez des hommes de toutes sortes qui occupent des positions au sein de ces structures et qui de fait récupèrent la puissance associée à leur position.

Il arrive parfois que certains confondent leur propre puissance avec celle que leur confère leur position et nous commençons à avoir de sacrés problèmes avec ce type d’hommes ou de femmes. (Sur ce plan la parité fonctionne assez bien).

Cette confusion, est une tricherie plus ou moins discrètement masquée. Elle engendre irrémédiablement l’abus de pouvoir. Nous le rencontrons partout, chez les parents, les Managers, mari, « plus grand que », « plus riche que », « plus beau que »… Mais ce n’est pas parce qu’il est constatable partout, que nous ne perdons pas notre honneur à nous y abaisser. L’honneur encore ne serait pas grand-chose si le prix à payer n’était la perte d’estime de soi et des relations harmonieuses.

L’entreprise est un espace privilégié si l’on veut observer ce phénomène. Là encore nous assistons à une inversion de vecteurs. Regardons comment. Du côté des employés, nos syndicats politisés ont d’ailleurs fait du joli travail en véhiculant à grands cris qu’il faut donner en proportion de ce que l’on reçoit. Et comme à l’évidence on n’est pas cher payé, alors il devient de bon ton de se retenir… On réclame le maximum et on se donne avec parcimonie.

Imaginez vous sur un terrain de foot. Quelle partie minable et quel plaisir à jouer la montre toute la partie.

Du côté de  l’entreprise, sous prétexte de défendre sa solvabilité, on met en place des stratagèmes pour obtenir un maximum de production en prenant un minimum soin des hommes et des femmes qui composent et font vivre cette même entreprise.

Là où cela se produit vous avez un climat social exécrable, des conflits et des salles de prud’hommes pleines à craquer et aussi, à un moment ou à un autre, des problèmes de production et finalement de rentabilité…Les actionnaires se débarrassent du DG… En mettent un autre à sa place tandis que l’autre ouvre son parachute et le cycle peut recommencer…

C’est de la schizophrénie paranoïaque. La maladie mentale qui n’existe pas sauf dans l’entreprise.

Alors dans un monde où chacun veut de l’autre le maximum tout en tirant au maximum la couverture à soi… Et bien tout le monde s’enrhume.

Vous avez là, la démonstration de l’application du principe, perdant-perdant.

Bien sûr même si nous ne sommes pas au pays des Bisounours il existe des sociétés qui trouvent un équilibre entre l’individu et le collectif. Le personnel se bat pour l’entreprise et l’entreprise par le biais de ses responsables se bat pour le personnel. Étrangement, les choses avancent mieux, le travail est plus serein, on ne compte aucun suicide dans les rangs, et des solutions innovantes sont mises en œuvre pour maintenir un équilibre, même relatif, au niveau de l’échange.

Revenons à la dérive qui conduit à l’abus de pouvoir

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Ce schéma quasi fractal se reproduit à un méta-niveau. C’est à l’échelle mondiale que ces phénomènes masqués par une presse à sensation, une publicité hypnotique, une économie de la pénurie et une fâcheuse tendance à l’hyper-contrôle que se joue actuellement le sort des générations futures.

Face à cette ambiance générale, un manager peut penser qu’il ne peut rien et sombrer dans le cynisme ou l’apathie … Une récente enquête, juin 2011, met en évidence que 71% des Managers interviewés ont comme principale préoccupation, la gestion des conflits. Les résultats de l’enquête montrent qu’ils ont du mal à tenir leur position face à une situation où la communication s’est dégradée. Cela démontre qu’un grand nombre de d’équipes de managers ne sont pas suffisamment préparés et entraînés pour amortir ce type de situations. Par exemple : On reçoit de la pression et on retransmet de la pression.

Ceci n’est pas une fatalité. Un Manager correctement formé, qui maîtrise ses fondamentaux sait comment s’y prendre pour faire la différence et influencer son environnement immédiat. Un groupe de managers fédérés autour d’une éthique bien trempée peut avoir une influence stimulante et apaisante en même temps. Une influence éducatrice et, pour monter la barre là où elle devrait être placée, une influence civilisatrice.

Les Managers sont une puissance organisatrice de tout premier plan et ceci dit, j’écris en partie ce livre en pensant à ma fille, Déborah, qui demain va se retrouver, comme vos propres enfants, entre les mains de managers correctement éduqués et formés pour maintenir un climat favorable à leur épanouissement et donc à celui d’une société toute entière ou pas. C’est à dire entre les mains de gars mal éduqués qui auront du mal à confronter les situations inhérentes à leur poste et accomplir sainement leur mission.

Rien n’est statique dans ce monde, tout bouge, tout change et si l’on en croit l’effet papillon associé à la synchronicité alors tout espoir est permis.

L’exemplarité étant l’un des fers de lance d’un manager digne de ce nom, chacun reste juge de l’usage qu’il  fait du pouvoir qui lui est confié.

Il n’en reste pas moins qu’il existe une mesure incontournable de la valeur d’un manager. Non pas, uniquement le nombre de personnes qu’il « dirige » mais la quantité de progrès et de réussite que ces mêmes personnes ont obtenus tandis qu’elles dépendaient de son autorité.

Et puis, au final, lorsque les gens réussissent leurs missions, l’entreprise gagne, elle aussi, non ?

En fait, on pourrait se demander pourquoi cette évidence si évidente ne se traduit-t-elle pas autant qu’il le faudrait dans les faits ?

N’oublions pas que le sénat grec a condamné à mort Socrate, l’Homme qui de son temps, a le plus fait pour promouvoir une éthique de la liberté.

C’est précisément l’objet de ce livre de vouloir ajouter aux contributions des Hommes de bonne volonté ma participation.

Bonne lecture et j’espère que j’aurai bientôt de vos nouvelles.

L’auteur
Marc Roussel

 

Note 1 de l’auteur

A la relecture, me rendant compte du nombre de références au judo, j’ai pensé qu’un éclairage s’imposait, tout au moins pour le lecteur non initié aux arcanes de cette discipline. A l’origine elle fut développée par Jigoro Kano qui voulait pour son pays un enseignement susceptible de développer le corps et l’esprit dans le but de rapports humains et sociaux mutuellement enrichissants et satisfaisants. Sa recherche de « l’utilisation efficace de l’énergie » dépasse en profondeur et en sagesse l’apparent fouillis de bras et de jambes que l’on peut voir à la télé lors des reportages sportifs.

La présence de valeurs pro-humaines qui élargissent le point de vue à une dimension universelle, les méthodes d’enseignement qui s’appuient sur des processus d’entraînement permettant véritablement de progresser, le fait d’avoir moi-même posé les pieds sur un tatami au cours d’une très brève période puis rencontré quelques années plus tard le maître Jean Paul Metzger (7e Dan), ont contribué et favorisé l’adoption de cet art-martial comme référent pédagogique.

Note 2 de l’auteur

Nous utilisons le mot Homme comme générique, mais nous utiliserions avec plaisir celui de Femme s’il avait été retenu par l’académie comme générique. Tout cela pour souligner que nous croyons qu’avant d’être homme ou femme nous sommes d’abord un être humain et que mis à part la faculté de procréer, il n’y a pas de différence intellectuelle ou de capacité à exercer quelque fonction que ce soit. Et que les droits de l’Homme (Être humain) doivent s’appliquer stricto sensu aux femmes comme aux hommes.

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Marc roussel© Tous droits réservés